Abstinence totale ? Cela fait trois semaines que je n'ai pas bu et je me sens bien. Jusqu’à présent, j’ai pris un jour à la fois sans penser à l’avenir. Cependant, depuis peu, j’ai commencé à me poser une question : est-ce que je boirai encore un jour ? D’ailleurs, est-ce que je le veux ? Pour le moment, je n'ai pas de réponse. Je sais que l'alcool m'a causé beaucoup de problèmes et beaucoup de douleurs et que cela a eu une influence négative sur ma vie mais… mais je me souviens aussi d'autres moments. A l’approche de Noël, cette question devient urgente. Est-il possible d’être comme les autres qui boivent parfois mais sans excès ? Il ne fait aucun doute que de nombreuses personnes ici ont posé la même question. J'ai l'impression d'être à la croisée des chemins. Je suis intéressé par l'expérience des autres ainsi que par votre avis et vos conseils.
Par George
09/12/2025 à 18:35
Bonjour, si ton désir est l abstinence et que tu es malade alcoolique, comme moi , je te conseil de ne plus prendre un verre
J ai tenté l expérience en buvant qu a de " grandes " occasion, anniversaire, noel etc et selon mon expérience, ça ne marche pas ..l alcool est sournois et le corps se souvient , il est donc impossible pour nous de boire " normalement", impossible
La spirale infernal sera de retour très très rapidement
Bien cordialement
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Par Pasplus
25/01/2026 à 16:00
Bonjour Volcan et les autres.
Très en phase avec ce qui se dit dans ce fil de discussion. Doit-on arrêter définitivement?...
Mon expérience personnelle m'amène à vous dire que c'est très compliqué de réguler sa consommation lorsque l'on boit de façon quasi quotidienne.
J'ai essayé plusieurs fois notamment après "des janviers secs" réussis de me dire: "Ta règle : Ne boire de l'alcool que lors de rencontres sociales" (jamais tout seul) et bien pour moi, çà ne marche pas du tout et au bout de quelques temps j'ai à chaque fois replongé dans mes mauvaises habitudes, par un verre seul puis deux puis à chaque repas.
Au mois de novembre dernier j'ai vu un documentaire télévisé ("Boire") sur la dépendance et sur les ravages de l'alcool et sur les galères des rechutes avec des consommations augmentées, etc. Les personnes interviewées étaient sincères et expliquaient en détail tous leurs malheurs, les drames familiaux, professionnels, sur la santé. Cette émission a agit sur moi directement. Le soir même, j'arrêtai ma consommation d'alcool et depuis je n'ai pas bu une goutte.
Moi, je n'ai pas pu modérer ma consommation mais un arrêt total a été plus facile. J'ai fait plusieurs choses le soir même après ce reportage. Cela peut sembler futile mais cela m'a vraiment aidé.
La première a été de me dire au plus profondément de moi: "L'alcool est un poison violent pour moi et donc je n'en boirai plus jamais". Je repense chaque jour à cette simple phrase!
J'ai inscrit dans mon agenda un rdv quotidien à vie intitulé "NOVEMBRE 2025 Arrêt définitif alcool".
Je n'ai rien fait pour m'interdire la proximité d'alcool chez moi. C'est du poison pour moi donc je n'y touche plus mais je n'empêche pas mes proches d'en consommer et je les accompagne avec une boisson sans alcool.
Je fais du sport plus souvent qu'avant.
Espérant que ces quelques explications puissent aider ceux qui les liront. Moi, elles me confortent dans ce choix définitif.
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Par avatar
23/03/2026 à 20:03
Bonjour, je viens de commencer mon abstinence, je me sens bien sauf des maux de tête et la fatigue la journée. J'ai commencé à boire il y a 10 ans avec une période de 5 ans où la j'ai bu vraiment beaucoup. Je vais me faire opérer d'une sleeve très prochainement et pour moi réussir cette sleeve passée par l'arrêt de l'alcool. Tout vos témoignages sont poignant et je ne me sens plus seule. Merci et bon courage à vous tous
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Par kay75
28/03/2026 à 11:53
Bonjour, comment avez-vous réussi à ne pas boire ce fameux dernier verre ? Je n’y arrive pas…
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Par mimiche
11/04/2026 à 17:23
Bonjour,
Pour moi, la seule solution viable, c'est l'abstinence totale. Un seul verre d'alcool et ça va rallumer l'envie de boire.Au plaisir de boire, les plaisirs de l'abstinence sont salutaire et gratifiant.
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Par mimiche
11/04/2026 à 17:55
Quand on me propose un verre d'alcool, je refuse gentiment et quand on insiste, je réponds simplement que j'ai suffisamment bu durant ma vie et que je suis devenu allergique !
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Par phenix
10/05/2026 à 21:27
Bonsoir,
J'ai souffert de l'alcoolisme pendant plus de 20 ans, et comme beaucoup, j'ai tout perdu, apart la vie, mais j'en suis passé très proche, donc, très rapidement, les amis disparaissent, ma femme avait demandé le divorce et ça à été le déclencheur d'une alcoolisation qui est allée crescendo au fil du temps, pour arriver à 2 bouteilles de whisky, agrémenté de quelques de vin blanc que consommait ma compagne, alcoolique elle aussi... Eh oui, nous nous sommes rencontrés lors d'une Cure, on s'est plu, il faisait beau, les oiseaux chantaient et contrairement à ce que nous disaient tous les soignants, nous étions persuadés qu'à nous deux, nous nous en sortirions... Ben non, bien sûr, ça a même été pire !!! Bref, après avoir perdu mon entreprise, ma famille, mes amis, j'ai connu la rue, le 115 pendant 6 mois(ce qui m'a permis aller beaucoup mieux et je le conseille à ceux qui sont seuls dehors... Là, j'ai pu recommencer à bosser, j'y ai appris de nouveaux métiers et je me suis au théâtre, une révélation !!!
Malheureusement l'alcool était toujours présent et au bout des 6 mois, rebelote... Jusqu'à ce que je connaisse vraiment l'enfer, l'alcool m'a bouffé le pancréas, je suis devenu diabétique de type 1 et j'ai vécu un terrible delirium tremens, puis des surinfection, des opérations à gogo et plusieurs fois mon pronostic vital engagé, je pensais une dizaine d'années auparavant avoir touché le fond, comme on dit, c'est ce que j'avais exprimé à la psychiatre et sa réponse :"Oh non, vous ne l'avez pas encore touché !!" m'avait surpris et presque amusé, je ne voyais pas ce qui pouvais m'arriver de pire à cette époque là..!!!
J'ai deux fils et c'est ce qui m'a sauvé, bien que pendant des années, suite au divorce et la garde donnée à madame, bien entendu, mais c'est un autre sujet...
Pour en venir à mon propos principal et répondre à la problématique, abstinence ou contrôle, j'ai passé un séjour de presqu'un an en prison, et là, j'ai pu longuement réfléchir, et rester sobre pendant toute cette période, je suis libéré, je repique, mais je sentais que quelque chose s'était passé au fond de moi, et à ce moment je me suis rapproché de mes enfants, jusqu'à ce que nos relations deviennent fusionnelles, c'est à ce moment que je me suis posé La question, tu continues, tu meurs et tu laisses tes fils sans père, si tu arrêtes tu pourras en profiter et qui sait, être heureux à nouveau...
Je me suis battu, ça ne vient pas tout seul et aujourd'hui ça fait plus de 4 ans que j'ai une consommation contrôlée..
Je m'explique, et je ne conseille pas à tout le monde de faire comme moi, mais, voilà, je parviens à boire lors des fêtes, c'est à dire, 3,4 fois par an et je me permets également, l'été, 4 à 5 (maximum) Irish coffee.
Une précision : lorsque je bois pour les fêtes, je redeviens l'acoolo que j'étais, je bois jusqu'au bout de la nuit, et là, je fais une parenthèse, sans être totalement croyant, je suis persuadé d'avoir des anges gardiens, sinon je ne serais plus là, et ma consommation lors de ces événements devraient me faire souffrir comme un damné, j'ai une pancréatique sévère chronique forcément, mais enfin, pas d'effets lors de ces moments, peut-être parce que justement, dans ces moments, mes enfants et petits enfants sont présents et je suis convaincu que l'esprit prime sur le corps...
Quant à mes aperos l'été, je parviens sans difficulté à me contenter d'un verre.
Voilà, désolé pour la longueur, mais c'est pas évident de résumer plus de 20 ans...
J'espère en tous cas que mon témoignage pourra servir à quelqu'un, en tous cas c'est mon histoire, et je dirais, sans être moralisateur ou donneur de leçons, qu'il faut aller chercher au fond de soi, de son esprit et de son cœur, l'alcool est un ennemi mortel, et je regrette amèrement de n'avoir pas su trouver le moyen de le vaincre avant qu'il ne m'abime à vie...
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