Bonsoir. Suite à différents problèmes de vie avec mon conjoint : il a perdu ses parents à 2 ans d'intervalle, nous avons un commerce qui souffre du pouvoir d'achat des gens, j'ai coupé les ponts il y a 5 ans avec notre fils, nous avons encore une fille, mon époux a sombré dans la dépression et l'alcoolisme. Il va avoir 60 ans, j'en ai 55. 3 whisky le midi, 3 le soir. Quand je disais prudemment quelque chose car c'est très taboo, il me disait oui tu as raison mais je vais en boire un quand même, comme ça tu n'as pas le pouvoir sur moi. Cela fait 5 ans que je subis la violence verbale. Il dit toujours qu'il est désolé, qu'il voit bien que je souffre mais qu'il ne fait pas exprès. Pour autant, il me dit des choses horribles du style je sais que tu m'aimes tellement que je peux te faire souffrir, tu es responsable de mon alcoolisme etc etc. J'ai interdit l'alcool à la maison depuis 2 ans. Pour autant il a été d'accord d'aller voir son médecin traitant qui a prescrit des cachets. 2 mois après il a dit au médecin que c'était tellement simple d'arrêter de boire ... C'est tellement simple que je suis à bout de ses mensonges, de ses paroles, de son indifférence envers moi et de son manque de tendresse que je ne supporte plus. Tellement dure de demander à son mari d'être attentionné envers sa femme. Je me pensais assez forte pour pouvoir l'aider et j'y croyais car il a toujours été tout pour moi. Mais aujourd'hui, je baisse les bras tellement je suis impuissante. Il y a 10 jours, pour une chose complètement anodine, il m'a empoignée par le bras, j'ai eu un petit bleu et m'a poussée, m'a dit ensuite qu'il allait se foutre en l'air. J'ai appelé les pompiers, ma fille a pris la suite de l'après midi dans notre commerce, car je ne faisais que pleurer. Les pompiers sont venus, 30 mn de paroles, j'étais moi dehors, et le pompier ma ensuite dit Madame, votre mari a bu, quand je fais mes courses, souvent, je le vois acheter une bouteille. Mon mari a fait un avc il y a un an. Il devrait arrêter de fumer, il ne le fait pas, il ment à tout le monde. Il ment à ses médecins en disant qu'il ne fume plus qu'une dizaine de cigarettes, alors qu'il fume minimum un paquet. Mon mari dit qu'il n'est pas alcoolique car il ne boit plus comme avant. Depuis l'épisode d'il y a 10 jours, je lui ai dit que si il voulait continuer sa vie avec moi, je voulais des tickets de caisse de ses courses, et ne plus le voir boire une seule goutte d'alcool, quand nous étions avec des amis, même une bière car sinon je dirai qu'il est alcoolique et qu'il met la misère à sa femme. Il n'a rien dit. Il a continué à boire ses bières sans alcool à la maison, et une semaine après mes propos, nous sommes partis deux jours avec des amis, et sur ces deux jours, il a bu un panaché et deux bières. Donc il n'a rien écouté. Ce midi, quand je suis rentrée du travail (il est en arrêt ALD depuis un an et demi), ça a été direct une question déjà posée hier et ce matin, anodine, à laquelle j'ai répondu hier et ce matin. Je lui ai dit gentiment que j'avais beaucoup de mal, car quand il avait des soucis de mémoire, bien souvent, il avait bu. Il n'a pas apprécié. J'ai continué en disant que le panaché et les bières ne passaient pas car j'avais trop subi de choses de sa part avec cet alcool. J'ai dit, je t'ai demandé deux choses suite à l'épisode d'il y a 10 jours, et tu n'en as respecté aucune des deux. Il m'a dit ai je été lourd ou pénible, as tu eu honte ces deux jours, avec un panaché et deux bières ? J'ai dit non mais c'est de l'alcool toujours, même si ce n'est pas à la même dose. Il a dit, je ne subirai sûrement pas ta contrainte. Je suis fatiguée, épuisée, nerveusement, moralement et physiquement. Notre commerce est vendu, nous changeons de région à la mi juillet, mais je ne crois plus à la continuité de ma vie avec lui. Je ne crois plus que je pourrais l'aider. Le médecin des urgences il y a 10 jours est au courant car je l'ai eu au téléphone il était en face de mon époux. J'ai tout raconté rapidement, le médecin m'a dit cela ne va pas du tout, je vais parler avec lui et l'a laissé sortir avec une ordonnance d'antidépresseur et le téléphone d'une addictologue ou comme d'habitude mon mari ira raconter ce qu'il veut une ou deux fois et puis rien. Un appel au samu cet été alors que j'ai retrouvé mon mari affalé sur la terrasse, incapable de se relever, égratigné de partout, et on me répond "ben madame, votre mari s'est pris une biture, ben après une nuit de sommeil ça ira mieux, souvent il y a des rechutes". Aujourd'hui, je ne sais plus quoi faire, notre fille me dit que je vis sur un souvenir et que je ne retrouverai jamais mon mari d'avant, et je commence à croire qu'elle a raison. Je ne suis plus assez forte pour me battre pour deux, surtout quand je pense que l'autre ne veut pas (plus) se battre. Je ne pèse plus que 67 kg, je ne mange pas, ou mal et je ne prends plus de poids pour autant. je m'en veux de rester ainsi à me faire moralement maltraiter et à ne pas arriver à le quitter. Oui je crois que j'attends de retrouver l'avant et je commence à croire que cet avant est perdu. j'ai en même temps de la colère, je lui en veux de tout ce qu'il me fait subir. et rien n'y fait pour l'aider, ni la pédagogie, ni les menaces, ni les demandes de thérapie de couple et lui disant hypocritement que peut-être c'est moi qui ait un problème. Bien sûr il n'en veut pas, il a trop peur d'entendre ce qu'il ne veut pas entendre. Je ne sais plus quoi faire
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