Bonjour.
Je me permets d'écrire sur ce forum pour exprimer mon impuissance face à l'alcoolisme de mon père.
Je l'ai découvert quand j'avais 18ans, en tombant par hasard sur une bouteille de whisky dans le garage.
Puis malgré des propositions d'aides répétées, il ne veut pas se faire aider. Il se fait suivre par un médecin généraliste pour tout ce qui concerne le plan somatique, ce qui est déjà mieux que rien.
Puis je suis parti quelques années en études et je suis revenu à la maison, en début de cette année, seulement pour quelques mois.
Alors que je pensais que le problème d'alcool de mon père était réglé, je découvre qu'il boit 1 soir sur 2. En se mettant dans des états catastrophiques (n'aligne plus 2 mots, s'urine dessus).
Et depuis je n'arrive plus à lui en parler. Le soir, quand il boit, je n'arrive plus à lui adresser la parole. J'ai comme des flashbacks de moments de mon enfance où j'ai compris a posteriori qu'il était ivre.
Et le lendemain matin, quand il est sobre, je n'arrive pas à lui en parler. C'est comme si à chaque fois, j'espérais bêtement que l'épisode de la veille serait le dernier.
A côté de ça, ma maman est à bout. Elle tente, tant bien que mal, de faire beaucoup d'activités pour se changer les idées, mais le moral va de plus en plus mal.
Ma position d'étudiant en médecine est aussi extrêmement compliquée. D'un côté, je suis le plus qualifié pour m'occuper de la prise en charge de mon père et en même temps, je suis le petit dernier et j'ai du mal à me sentir légitime dans ce rôle là.
Chaques jours, je vois des patients hospitalisés pour des complications de l'alcoolisme et j'aimerai tellement que ça n'arrive pas à mon père.
Je ne sais vraiment plus quoi faire ni par quel bout recommancer.
Si jamais d'autres personnes ont été/sont dans la même situation que moi, j'attend avec impatience vos témoignages.
Merci de votre aide