Bonjour,
Je suis une femme, je consomme des boissons alcoolisées de type vin rosé, blanc et parfois des apéritifs sucrés, depuis l'âge de 20 ans. De façon occasionnelle au début, puis progressivement tous les jours (le soir) et ce, depuis très très longtemps. Ma consommation journalière représente environ les 3/4 d'une bouteille.
Étant épicurienne, le vin accompagnait mes repas du soir, au début, puis il s'est imposé en dehors des repas (à partir du début de soirée) à la manière d'une forme de réconfort, de récompense d'une journée de travail. À l'époque, je fumais (j'ai cessé.), il y avait donc double addiction. Tout ça a été très insidieux !
Je ne me souviens pas d'un jour où je n'ai pas consommé et l'achat de vin est très vite devenu une priorité pour éviter la frustration du manque.
Je travaille, je suis performante et sportive. J'ai su cacher à mon entourage cette addiction. J'ai toujours "choisi" des amoureux qui ne buvaient pas ou très peu par crainte de violence de leur part.
J'ai la chance d'avoir pu conserver un joli physique, une nature joyeuse, et rien ne laisse paraître cette addiction, excepté une forme d'agacement et d'impatience lorsqu'une situation ou un contexte m'empêchaient de boire.
J'ai toujours eu conscience de cette addiction, je l'acceptais et je m'arrangeais avec la réalité. Du déni au début, à la résignation, après... Je pense toutefois qu'il doit en être autrement et que je dois trouver ma solution pour un arrêt définitif.
Début juillet, j'ai été hospitalisée d'urgence dans un état critique pendant 15 jours : pas d'alcool !
Je n'ai pas ressenti de manque ni même de l'envie de boire. J'ai alors compris que c'était possible et que j'avais là la chance de pouvoir arrêter.
À mon retour chez moi, j'ai testé, j'ai bu un demi-verre de vin rosé que je n'ai pas du tout apprécié !! Je ne l'ai pas fini.
Le lendemain, j'ai acheté un très bon vin rouge (qui représente le vin de la dégustation pour moi), la réaction fut la même : aucune saveur ! J'ai recraché.
Je précise que chez moi la gestuelle (prendre le verre et le porter à ma bouche) est un réflexe incontrôlable qui libère des endorphines et qui est difficile à contrôler. J'ai donc remplacé le verre à vin par un verre à eau et/ou boisson légèrement sucrée (sans édulcorant) et je bois enfin de l'eau en dehors des activités sportives. Voilà !
Évidemment, je pourrais parler de la perte récente de mon garçon de 24 ans et d'une enfance dans un contexte familial complexe, d'un père alcoolique, violent et incestueux... Mais j'assume et j'ai su me construire. La résilience, je connais.
Je vous livre là une vie construite avec pour compagnon secret l'alcool, mais je suis prête maintenant à arrêter. Attention ! Je ne cherche pas à être plainte, je ne suis pas malheureuse, mais j'ai besoin d'aide. Seule, ça va être compliqué.
Merci de m'avoir lu.
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