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Crainte sevrage

Par Julie261031

Bonjour, voilà cela fait maintenant 2 ans environ que je consomme de façon quotidienne du vin rouge. La première année se fut 3 verres environ par soir, voire 4/5 au maximum lors de certains évènement. Depuis 1 an presque, ma consommation a fortement augmentée. J'achète des cubis de vin rouge et un cubi de 5 litres me tient en moyenne que 3 à 4 jours .... Je suis déterminée à arrêter de boire. Hier, je n'ai bu que 4 verres au lieu des 10 habituels. Cette nuit j'ai fortement transpirée et me sentait un peu "vaseuse" ce matin. Maiis cela dit je n'ai bu que de l'eau depuis ce matin, 1 café et du thé vert. Je veux vraiment arrêter mais j'ai très peur du sevrage. Pas de ses effets car je serai forte, mais que cela soit DANGEREUX OU GRAVE pour moi. Mais je souhaite arrêter seule, c'est un choix. Merci

Mise en ligne le 30/11/2017

Bonjour,

Votre consommation vous pèse et vous avez décidé d’arrêter. C’est un choix, et une décision courageuse.

Il est vrai qu’il est fortement recommandé de ne pas arrêter l’alcool seul(e). En effet, si vous êtes dépendante physiquement, vous risquez d’avoir des symptômes de manque qui peuvent être très graves( transpiration, tremblements, dépression respiratoire, coma...).

Le sevrage physique dure en moyenne 3 à 5 jours, parfois un peu plus, cela est variable pour chacun. Durant cette période lors des cures, les patients sont supplémentés en vitamines, en particulier du groupe B. Afin de réduire les risques, vous pouvez demander une prescription à votre généraliste (les doses vendues en compléments alimentaires étant souvent trop peu dosées pour combler les carences dues à l’alcool). Souvent, un traitement antidépresseur et / ou anxiolytique est associé. Voir votre généraliste serait donc vivement conseillé.

De plus, la dépendance physique n’est pas la seule à s’installer. Votre consommation récurrente s'appuie sans doute sur des raisons émotionnelles et un mal-être.

C'est pourquoi, bien que vous sembliez très motivée et courageuse, l’aide et le soutien de proches ou de professionnels sont des facteurs qui augmentent les chances de réussite d’un sevrage.

N’hésitez donc pas à en parler à votre entourage, lorsque vous vous sentirez prête, ou à des professionnels (vous trouverez des liens vers des structures spécialisées en fin de message si vous changez d'avis).

Il s’agit de Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie. C’est gratuit et confidentiel. Des médecins addictologues, des psychologues et des travailleurs sociaux sont là pour vous soutenir et vous écouter en cas de difficultés.

Nous comprenons bien votre souhait d’arrêter seule, néanmoins, nous nous permettons d'insister dans le sens d'une consultation après d'un professionnel.  N’hésitez pas à appeler les services d’urgence (le 15, SAMU), si vous vous sentez mal.

Et si vous avez besoin de soutien, nous restons à votre disposition par téléphone au 0 980 980 930 (appel non surtaxé et anonyme), tous les jours de 8h à 2h du matin, ou par chat de 14h à minuit.

Bien cordialement.

Pour obtenir plus d'informations, n'hésitez pas à prendre contact avec les structures suivantes :


CSAPA Maurice Dide

Place Lange
Hopital la Grave
31059 TOULOUSE

Tél : 05 61 77 80 82
Secrétariat : Du lundi au vendredi de 9h à 17h.
Consultat° jeunes consommateurs : lundi de 9h30 à 16h, mardi de 10h à 16h30 et mercredi de 13h à 17h.

CSAPA ANPAA 31

27, rue Bayard
31000 TOULOUSE

Tél : 05 61 62 14 26
Accueil du public : lundi et mercredi de 9h à 13h et de 14h à 18h, le mardi et jeudi de 9h à 13h et de 14h à 19h, vendredi de 11h à 13h et de 14h à 18h.

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