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C est quoi etre alcoolique?

Par Flo66

Bonjour a toutes et tous,
Lors d une conversation sur un autre fil je reagissais au fait que quelqu un se demandait s il etait ou non alcoolique, en posant cette question: Mais c est quoi etre alcoolique?
Peut etre que cela vaut le cout d en faire un fil a part entiere..
La reponse qui suit est celle d Olivier et je l en remercie blunk
N hesitez pas a apporter les votres, a reagir, reflechir a ca peut permettre de se liberer de certains liens avec l alcool, de changer ses points de vue....


Je voudrais réagir à la question que pose Flo: C’est quoi être alcoolique ?
Voilà une question que je suis très souvent posé.

Boire 3 verres par jour ou 10 le vendredi, ne pas pouvoir s’en passer une journée ou une semaine, en être malade, ne pas le supporter, ou trop bien le supporter, n’en chercher que l'ivresse ou son réconfort…?

Hormis les chiffres de l’oms qui disent pas plus de 3 verres par jour ou 21 par semaine pour les hommes et 2 et 14 pour les femmes qui peuvent prévenir comme un message d’alerte si dépassement, qui se fit vraiment à ces chiffres pour gérer sa consommation ?
Sans parler de dépendance, un corps n’est pas un autre et les effets sur la santé varient d’autant. (tout le monde connaît des histoires genre un grand père qui a bu toute sa vie et mort à 95 ans, et une autre personne qui ne buvait pas qui ne fumait pas et mort d’une cirrhose à 40 ans…) soit.

J’en suis venu donc à penser qu’un alcoolique et tout simplement une personne dont le vie et incompatible avec le produit. C’est quand on ne peut plus vivre avec. Lorsque l’alcool devient une source de problèmes physique ou psychologique répétée.
Faire des comparaisons de consommation avec d’autre pour trouver des réponses n’a pas de sens, chacun est différent.
Mr Pierre Veissière (psychosociologue) nous dit:
“Ce que les gens ne voient pas d'emblée, ni les abstinents de fraîche date, ni le reste de la société, c'est qu'être alcoolique à vie est plus proche de la bénédiction que de la calamité. L'alcoolique qui durablement ne boit pas d'alcool, peut se rétablir dans tous les autres aspects de son existence et, souvent, avoir une vie meilleure que dans la partie alcoolisée. L'abstinence est le passage obligé qui lui permet de reconquérir qualité de vie, liberté, bien-être.

Mais, pour l'instant, l'image déplorable de l'abstinence occulte encore souvent cette perspective.”

Bonne continuation. Oliv

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7 réponses


Flo66 - 28/04/2017 à 17h24

Re bonjour

Hormis les chiffres de l’oms qui disent pas plus de 3 verres par jour ou 21 par semaine pour les hommes et 2 et 14 pour les femmes qui peuvent prévenir comme un message d’alerte si dépassement, qui se fit vraiment à ces chiffres pour gérer sa consommation ?

Apres discussion avec un internaute et un moderateur j ai appris que ces chiffres etaient en fait pour l oms déjà une consommation a risque. Le « pas plus de » est une adaptation francaise happy
Mais tu as raison je pense que peu de personnes se fient a ces chiffres. Quand on les depasse on se trouve de toute facon toutes les excuses du monde happy. Ils restent cependant une info qui fixe un seuil de dangerosité et du coup donne l idee d une dangerosité. C est pas si mal dans notre societe, cela peut servir de repere a l entourage. Petit pas d accord mais pas quand meme non? blunk
Sans parler de dépendance, un corps n’est pas un autre et les effets sur la santé varient d’autant. (tout le monde connaît des histoires genre un grand père qui a bu toute sa vie et mort à 95 ans, et une autre personne qui ne buvait pas qui ne fumait pas et mort d’une cirrhose à 40 ans…) soit.
Je souris, ca oui il y a des contres exemples etonnants de longues vies vraiment alcoolisees .
Nous sommes effectivement tous differents, plus ou moins sensibles, plus ou moins « vivaces », mais je ne peux m empecher de penser l alcool consommer regulierement comme un facteur limitant pour tous. Ok ce grand père aurait eu peut etre plus de stress, n aurait peut etre pas supporté sa vie sans, serait mort plus tot sans, mais il est probable que quand meme sans il aurait pu rajouter quelques annees a sa longue vie. Ce sont souvent des forces de la nature…

Faire des comparaisons de consommation avec d’autre pour trouver des réponses n’a pas de sens, chacun est différent.

C est juste, un verre, une dose d ethanol n aura pas le meme effet sur tout le monde, c est pourquoi je te rejoins sur l inutilite de faire des comparaisons quantitative.
La ou je differe vraiment de ton point de vue c est sur l importance de la dependance dans la definition de l alcoolisme. Pour moi c est le point de repere pour une consommation a risque. En dehors bien sur de quelqu un qui 4 fois dans l annee va se mettre en coma ethylique, pour lui le danger sera la sans dependance.

J’en suis venu donc à penser qu’un alcoolique et tout simplement une personne dont le vie et incompatible avec le produit. C’est quand on ne peut plus vivre avec. Lorsque l’alcool devient une source de problèmes physique ou psychologique répétée.

Pour repondre a cette question je fais pour ma part la demarche intellectuelle suivante :
L alcool est une drogue ( ce qui est bien avec toi c est qu il n y a pas besoin de discuter cette idee de base blunk ).
L alcool est une drogue avec ses proprietes propres mais comme tous les autres psychotropes ou presque il entraine dependance, donc manque, addiction, accoutumance..
Il n y a pas de raison alors de dissocier notre reflexion vis-à-vis de l alcool de celles vis-à-vis des autres drogues.
Ce qui peut rentrer en jeu pour moi, pour definir une « consommation problematique » qui justifierait le terme d alcoolique, cocainomane ou autre, sont les choses suivantes :
(Si jamais pour vous une seule prise de ces produits autres que l alcool justifie ce terme, alors cela ne doit pas etre different pour l alcool. blunk )
La nature du psychotrope entre dans le fait qu une conso peut etre plus ou moins vite problematique, le cannabis et l heroine n auront pas les memes impacts sur la sante. En une injection , sans bouger de la piece, on peut mourir en un joint c est plus rare.
L alcool a un pouvoir de créer une dependance fort, je pense que c est du a l effet anxyolitique et a sa facon de jouer sur la dopamine. En fait je ne sais pas trop quels facteurs sont pris en compte pour determiner ca.

Le consommateur lui-même, comme tu le disais Olivier, a son importance. L age, l environnement, en plus de sa propre personnalité sont des facteurs qui rendront une meme conso problematique ou non.
A douze ans un seul verre de vin est déjà problematique par exemple.

On se rend compte que le terme alcoolique ne peut pas vraiment uniquement se limiter a une consommation problematique. La conso peut etre dangereuse, donc problematique meme sans parler d alcoolisme.
Il y a dans ce terme une idee de recurence, de repetition du geste. Ma reflexion suivante se porte donc sur un adulte et exclue les cas de prises uniques mais non moins potentiellement dangereuses.
Alors pour cette personne, de mon point de vue, le seuil qui le rendra alcoolique, heroinomane et autres est justement la dependance.
J entend par la le fait de ressentir un manque. Ne serait ce que psychologique.
Par exemple je crois que si l on associe une action avec un produit a chaque fois on ressentira un manque si l on ne l a pas : si je bois peu et que les 15 fois dans l annee ou je fais un refuge en montagne je prends de la gnole, la fois ou je n en aurai pas je ressentirai un manque.
Je sors tous les week ends en buvant, si il n y a pas d alcool il y aura un manque.
Une conso journaliere entraine aussi bien sur un manque lors d un break.
Cette sensation de manque est je pense le premier signal d une conso potentiellement problematique. Elle montre une dependance.
Alors si il n y a pas de soucis, si les equilibres d une vie ne changent pas on peut vivre dependant longtemps, et ca sans meme le savoir avec l alcool. Et les changements d humeur, les emportements, les « laisser aller », la ptite douleur a l estomac, on les mettra sur le compte de la fatigue, de la mauvaise nuit, du ou de la partenaire ou autre…
Mais le lien est la. Et c est le debut de privation de liberte de choix. Le ressenti du manque perturbe le choix de la prise ou non d une drogue. La gestion de ce ressenti nous donne beaucoup d indications quand a l impregnation de la drogue en nous.
Un alcoolique est pour moi une personne qui consomme de facon a ressentir un manque si le produit n est pas la lors des occasions de prises habituelles.
Alors oui avec ma vision des choses ca en fait beaucoup des alcooliques, et beaucoup qui ne le savent pas car cela implique une situation sans alcool. Le savoir implique d etre confronte a ce manque.
Mais si au lieu de »consommer avec moderation » on disait » l alcool est une drogue, confrontez vous regulierement a l arret » ca serait plus juste happy




Mr Pierre Veissière (psychosociologue) nous dit:
“Ce que les gens ne voient pas d'emblée, ni les abstinents de fraîche date, ni le reste de la société, c'est qu'être alcoolique à vie est plus proche de la bénédiction que de la calamité. L'alcoolique qui durablement ne boit pas d'alcool, peut se rétablir dans tous les autres aspects de son existence et, souvent, avoir une vie meilleure que dans la partie alcoolisée. L'abstinence est le passage obligé qui lui permet de reconquérir qualité de vie, liberté, bien-être.

Mais, pour l'instant, l'image déplorable de l'abstinence occulte encore souvent cette perspective.”

Je trouve ceci assez juste. On peut le dire pour chaque drogue, et cela a partir du moment ou elle n est pas remplacee par une autre et que c est la derniere que l on consommait. La oui il y a vraiment des portes insoupçonnées sur la vie qui s entrouvrent…
Mais par exemple Oliv, te sens tu abstinent au cannabis, te definis tu abstinent au cannabis? Je miserai sur un non…
Tu vois rien que ce mot fait qu on en a une image negative. Les abstinents ce sont les moines, ca donne une vie frustre dans l imaginaire collectif. Etre abstinent c est renoncer a un plaisir. Nous renoncons a un plaisir oui, mais un plaisir artificiel qui a toujours une face sombre, un prix a payer pour le connaitre. Alors vraiment je n utilise pas ce mot. C est important les mots, les gens( moi aussi mais je lutte happy) ont besoin d identifier tout, de mettre des noms, des mots a tout. ( si on était en nature, qu un animal sublime apparaissait notre premier reflexe serait de savoir ce que c est, d y mettre un nom au lieu de simplement l admirer blunk )
Je ne sais pas qui a choisi celui la pour un alcoolique qui se libere mais je pense que soit il buvait, soit il avait une culture tres pieuse. happy

Malade alcoolique abstinent… Pour moi c est trop lourd a porter une vie ca, c est une chaine qui relie le pied au boulet alcool. J ai déjà porte le poids de ma conso je ne vais pas porter le poids de toutes celles encore existantes ! happy Je prefere, puisqu il faut des mots, me considerer comme hypersensible libéré d une drogue. Et sans etre hypersensible on peut juste se voir comme libere d une drogue. Je te promet que ce n est pas le meme poids qu abstinent.
Et tu vois si tu remplaces abstinence par arret dans cette phrase : L'abstinence est le passage obligé qui lui permet de reconquérir qualité de vie, liberté, bien-être.
Alors la derniere n a pas de raison d etre…

Bonne continuation a toi et aux autres.

Olivier 54150 - 28/04/2017 à 18h59

Merci flo pour l’intérét que tu porte à mon post.
Avec toute ces années d'abstinence je me suis effectivement posé cette question mainte fois.
Car longtemps; voir les autre boire, un peu, beaucoup, passionnément me faisais presque souffrir.
Je sais pourquoi je ne peux plus boire, mais pourquoi moi ? parce que j’suis alcoolique ?
Mais mon voisin aussi vu tout ce qu’il boit !?
La différence c’est que lui, il arrive à gérer sa vie tout en consomment, même beaucoup.
Il est donc bien alcoolique aussi mais n’a pas l’utilité d’être abstinent.
Et très souvent, cette personne qui consomme 15 bières par jour est à des années lumière de penser qu’il à un problème avec l’alcool ! Et cela même après plusieurs retrait de permis. Du dénis ? de l’ignorance ? de la bêtise ? peut importe; c’est triste.
Ce qui est terrible pour eux, c’est qu’ils arrivent à s’arrêter 10 jours par ans (souvent en vu du contrôle des gamma) ce qui renforce leur confiance et conviction qu’il ne sont pas alcoolique.
Alors oui. Comprendre et savoir qu’on est alcoolique est une chance, une ouverture d'esprit.
Tant mieux pour les gens qui savent apprécier un verre de vin et un seul, qui peuvent se prendre trois cuites par ans, mais ce qui est sûr c’est qu'ils ne l’apprécient pas autant que nous, les alcoolos, car si non, ils serais alcoolique aussi ? Non ?
Être alcoolique c’est trop aimer l’alcool, dés le départ.
oliv

Flo66 - 02/05/2017 à 11h10

Bonjour Oliv,

Tu sais je dirais plutot qu il gere la facade ton voisin. Tu le vois aux bonnes doses, pas quand y en a pas ou trop blunk
Il reste que tu parles avec lui a 17h, il gere tout, est sur de lui, la vie est belle et les promesses fleurissent. Tu viens le voir une demi heure apres le reveil tu n as plus le meme en face. Mais on connait ca et tu le dis c est une chance de s en rendre compte, de sortir du reve quand il devient cauchemar.

Tant mieux pour les gens qui savent apprécier un verre de vin et un seul, qui peuvent se prendre trois cuites par ans, mais ce qui est sûr c’est qu'ils ne l’apprécient pas autant que nous, les alcoolos, car si non, ils serais alcoolique aussi ? Non ?

Arf.. je dirais au contraire que c est qu ils savent l aprecier happy
La difference addiction dependance m a ouvert un peu les yeux la dessus.
Si ils ne sont pas addictes ( 1/4 des dependants environ), qu ils ont des equilibres de vie qui fait que l alcool n est pas regulier, qui les epanouissent, alors une telle conso les laisse hors de la dependance. Elle ne les prive pas de libertes.
Par contre si les prises deviennent regulieres, si elles sont la de plus en plus pour repondre a un probleme, a un changement dans ces equilibres alors la dependance s intallera.

Pour quelqu un d addicte il y a a la base une sensibilite particuliere. L alcool vient y repondre, il y a besoin de peu de prise pour creer un lien fort. Et vu que l alcool est partout, que la conso est valorisee, tout cela se fait sans avoir conscience de prendre une drogue.
Ce n est pas l acool en tant qu alcool que nous aimions tant, c est son effet sur un autre souci.

Quelqu un de dependant sans equilibre de vie ira dans les memes trefonds, car la depression s installe, la drogue fait son effet, bouffe l interieur. Mais si comme Geraldine et beaucoup d autres, il y a un bon entourage, un bien etre autre que l alcool alors la reaction est plus rapide.

C est un peu pour ca que pour moi le premier ressenti de manque, de dependance est le signe de l alcoolisme.
Cela veut dire que le lien psycho ou physique au produit est cree. Et c est pareil pour les autres psychotropes qui creent une dependance.

On peut etre alcoolique sans aller au fond du gouffre. On est alcoolique bien avant d aller au fond du gouffre...
Mais il vaut mieux faire penser que malade alcoolique ce n est que ceux qui sont au fond, et que c est une maladie. Ca evite les vrais reflexions sur la consommation, sur le produit, ca rassure... jusqu a ce que les mains tremblent blunk

Bonne journee

Flo66 - 02/05/2017 à 11h21

"Et tu vois si tu remplaces abstinence par arret dans cette phrase : L'abstinence est le passage obligé qui lui permet de reconquérir qualité de vie, liberté, bien-être.
Alors la derniere phrase n a pas de raison d etre…"

Car l arret d une drogue ne peut avoir une image deplorable.

blunk

Olivier 54150 - 02/05/2017 à 16h19

Lors de ma cure en 1998, j’ai fait un grand pas vers la compréhension de la dépendance lorsqu’un neurologue nous a fait une conférence sur les effets de l’alcool au cerveaux. Une petite révolution pour moi.
Il nous a expliqué que l’éthanol modifie la membrane qui entoure chaque neurone. Elle la rend en quelque sorte “poreuse, atrophié” et les informations viennent à circuler anarchiquement. Il n’y a plus de “gendarmes” (peur inhibé, confiance démesuré et bien d’autre choses…)
Normalement lorsque la personne est à jeun, cette membrane reprend sa forme initiale et tout rentre dans l’ordre.
Mais à force de prise régulière la membrane reste dans l’état modifié, induisant le cercle vicieux et la dépendance. Il précise aussi que seul l’alcool produit cette effet de modifier la structure des neurones.

Après un sevrage (10 jours) les neurones se rétablissent. Néanmoins une fonction “mémoire” encore mal expliqué se réactive à la moindre prise d’alcool et la dépendance revient comme un éclaire.

Un ancien héroïnomane avec nous, nous à expliqué que la dépendance à l’alcool était au moins aussi forte que l'héroïne.
C’est à ce moment là que j’ai compris que la volonté seul, ne pouvais pas faire grand chose pour ralentir ou stopper ma consommation.

Pour moi, ne pas consommer n’est pas un poids, c’est un fait, une fatalité dans le sans où il n’y a pas sujet à débattre, pas de discussion possible. Je me considère comme allergique à l’alcool et c’est le cas. Oui le mot “abstinent” est moche, oralement je préfère dire “je ne bois pas” point.


Flo66 - 03/05/2017 à 14h47

Bonjour,

Oui il y a quelques similitudes entres les opiaces et l alcool, et souvent les anciens heroinomanes passent a ca quand ils arretent l hero. Quand le foie ne peut plus degrader les quantites d alcool prises, la molecule d ethanol est transformee en une molecule tres proche des opiaces. Les sevrages se ressemblent un peu, peut etre un peu plus douloureux physiquement pour l hero mais celui de l alcool reste le seul potentiellement mortel.
Mais bon deja que faire passer l idee que c est une drogue on rame un peu, si d entree on dit que c est une drogue du niveau des opiaces et presque de l hero ca va piquer et tiquer un peu blunk

Pour moi, ne pas consommer n’est pas un poids, c’est un fait, une fatalité dans le sans où il n’y a pas sujet à débattre, pas de discussion possible. Je me considère comme allergique à l’alcool et c’est le cas. Oui le mot “abstinent” est moche, oralement je préfère dire “je ne bois pas” point.

Je crois que c est un lacher prise important ca, comprendre que c est comme ca, qu il n y a pas a negocier. Car quelques fois ces negociations peuvent durer des annees et le lien a l alcool reste encore et encore...
Et merci pour la non utilisation du mot abstinent blunk

Bonne journee

Alexouille - 14/06/2018 à 15h19

Bonjour
J'ai lu assez rapidement tout ce qui est écrit précédemment car c'est assez long.
J'ai toujours été réputée pour être très fêtarde.
Je me considère d'ailleurs souvent comme une alcoolique, une pauvre fille.
Mais je me rappelle que depuis l'âge de 18 ans j'ai toujours travaillé dur, que je travaille encore dur, que mes enfants sont devenus de beaux et gentils jeunes adultes avec un grand cœur.
J'ai ma part de responsabilité dans l'état d'esprit dans lequel je me trouve actuellement.
Cela fait deux trois fois que je bois trop en soirée, je ne veux plus aller me coucher, j'ai toujours l'envie que l'instant ne s'arrête pas.
Du coup, mon conjoint m'abandonne puis je finis par me coucher (comment je ne sais plus) et me réveille habillée, parfois non déchaussée, mes lentilles de contact sur les yeux, un mal de crâne effroyable et l'envie de me suicider tellement je me sens mal psychologiquement.
Je ne suis pas excusable, la seule chose, c'est que ceux qui me connaissent bien savent l'impact de l'alcool sur mon cerveau. Pourtant, ils n'ont de cesse de me proposer un verre, puis encore un autre, parfois même le verre n'est pas terminé qu'on m'en remet par dessus.
Ce sont ces gens là pourtant qui me regardent le lendemain avec l'air amusé ou alors complètement méprisant.
Je précise tout de même qu'il n'y a jamais d'agressivité en moi.
Je veux juste faire la fête sans m'arrêter (le week end seulement, jamais la semaine).
Je me sens très coupable, sale, dans la peau d'un monstre.
Je me demande pourquoi je suis si sévère avec moi même, et pourquoi certaines personnes peuvent l'être aussi à mon égard quand ce sont eux qui me proposent avec insistance un petit verre puis un autre etc...
En soirée le week-end, je n'arrive pas à trouver ma limite en ce moment, je ne comprends pas pourquoi.
Mon comportement est également différent selon les personnes avec lesquelles je suis (avec certaines, je me retiens à ma juste limite et tout va bien, avec d'autres, no limite, ce que je n'explique pas - est ce qu'ils me stressent dès le départ, je n'en sais rien).
Parfois, je ne me souviens plus, ce qui est effrayant.
Je voudrais changer, je voudrais trouver le moyen de me dire "stop" lorsqu'il est encore temps.
Parfois mon conjoint me le dit (il est aussi fêtard que moi mais son cerveau a plus de discernement que le mien sous l'emprise de l'alcool), mais il me le dit toujours trop tard.
C'est compliqué tout cela...
Je me demande également pourquoi, même dans les civilisations les plus pauvres, il y a toujours un petit truc à fumer ou à boire pour alléger nos vies d'êtres humains.




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