Par téléphone

Alcool Info Service répond
à vos appels 7 jours sur 7

Contactez-nous

Vos questions / nos réponses

Alcool Info Service répond
à vos questions

Posez votre question

Adresses utiles

Forums pour l'entourage Télécharger en pdf Imprimer Envoyer à un ami

Comme piégée, pas de retour en arrière possible

Par carine79

Bonjour,

Mon histoire va ressembler très vraisemblablement à bcp d’histoires : je connais mon conjoint depuis un peu + d’un an. Au début, tout était rose, j’avais enfin trouvé la personne qui me correspondait. Je me suis très vite attachée à lui. Les 3 premiers mois ont été idylliques. Je ne me suis rendue compte de rien. Il venait passer les we à la maison, ne touchait aucune goutte d’alcool. Et puis la descente aux enfers a commencé, et sa sœur m’a mise au courant de son alcoolisme depuis ses 20 ans (il en a 36).

Nous nous sommes installés ensemble cet été (je ne mesurais pas la teneur du pb à ce moment), il nous a rejoint ma fille et moi. Et à partir de ce moment-là, l’enfer … j’ai vécu un quotidien fait d’incompréhension au départ, car lui ne me disait pas ce qu’il se passait et comment il fonctionnait. Il passait rapidement d’un ange à un démon, agressif, insultant, irrespectueux. Je ne le reconnaissais pas. L’ascenseur émotionnel. « je t’aime mais je te détruis ».

Depuis le mois d’août dernier, c’est tjs le même schéma : ca ne va pas, il boit ; ca va trop bien (ex : une très bonne nouvelle), il boit. Tout est prétexte à boire et à chercher, je cite, « la déconnexion ».

Depuis cet été, malgré les épisodes catastrophiques qu’il me fait vivre (agression verbale, insultes, reproches, menace avec couteau à 2 reprises) j’ai été incapable de lui fermer la porte définitivement.
Il y a eu un mieux en fin/début d’année, je lui ai fait confiance sur le fait qu’il était abstinent (il est très fort pour cacher sa consommation). En janvier, nous avons décidé d’acheter une maison, et depuis la signature du compromis, c’est la catastrophe : les crises sont de + en + rapprochées, il découche et revient les lendemains tout penaud se complaisant en excuses, qui ne me touchent plus d’ailleurs.

Je sens que j’ai évolué ces dernières semaines : j’ai baissé les bras, je ne peux pas l’aider, j’ai tout fait, j’ai mis ma vie entre paranthèses depuis presque 1 an pour me focaliser sur lui et surtout me remettre des épisodes de violence conjugale qu’il me fait subir (violence essentiellement verbale). C’est comme si mes œillères étaient tombées, je sais que je vis avec dr jaykil et mr hyde, et je n’en peux plus de me demander tous les soirs quand je rentre à la maison avec lequel des deux je vais passer ma soirée.

Je suis épuisée, il m’a vidé toute mon énergie et ma joie de vivre. Je n’y crois plus. Pourtant je ne peux pas partir : j’ai essayé de me désengager de l’achat de la maison mais nous étions trop engagés dans les démarches. C’est donc à contre cœur que je déménage/emménage ce samedi, j’ai l’impression que cette nouvelle maison va etre notre tombeau alors qu’elle devait être un nouveau point de départ pour nous. Nous avons les clés depuis 2 semaines et il se met une pression de dingue pour faire les qqes travaux qu’il y a à faire pour que nous emménagions dans de bonnes conditions. Du coup : auto-pression = stress = alcool. Il a découché 3 fois en 2 semaines, sous couvert de travailler toute la nuit pour avancer les travaux. Faux ! puisque le lendemain, lorsque je passe à la maison, il dort, en train de décuver.

Je ne sais plus quoi faire. Je suis dégoutée de cette maison avant même d’y avoir posé mes valises. Il m’a dit qu’il ne souhaitait pas boire dans cette maison, que ce serait un nouveau départ pour lui. Résultat : j’ai déjà identifié des cachettes où j’ai trouvé des cadavres de bouteilles et de canettes.

J’aimerais me libérer de tout ca, je me sens piégée dans cet achat immobilier et dans cette relation, je ne mérite pas ce traitement et ma fille mérite d’avoir une maman capable de s’occuper d’elle parfaitement. Or, mon humeur, mon mental, sont conditionnés par lui : il va bien, je vais bien, il va mal, je sombre avec lui.

Nous sommes allés consulter un centre en addictologie il y a 1 mois : 1er rv avec un psy : bien passé, 2ème rv avec un addictologue : très décevant car lui a dit qu’elle ne pouvait rien faire pour lui pour le moment (il souhaiterait avoir un traitement médicamenteux). Elle veut le voir ¾ fois pour faire connaissance avec lui .. en attendant, il continue à boire, je vis dans la crainte, l’angoisse, la peur, la déception, je prends de + en + de distance et j’ai l’impression que je l’aime moins. Aujourd’hui, je le déteste même car nous sommes à deux jours du déménagement et que j’assume tout toute seule alors que lui part en vrille. Cette période (projet, nouveau départ) devrait être belle et excitante, mais c’est tout le contraire car il ne sait pas gérer les priorités et ses émotions.

Désagréable sensation de m’être réveillée trop tard.

Fil suivant

1 réponse


ArcEnCiel - 18/05/2018 à 12h51

Bonjour Carine,

Comme nous toutes, nous en sommes en même point, désemparées devant cette foutue maladie et les conséquences tant au niveau familiale que financier.

Je te rejoins quand tu dis que ton humeur est conditionnée selon l'état de ton conjoint. C'est la même chose pour moi, sauf que j'ai pris plus de recul depuis tout ce temps, mais je ne peux m'empêcher d être mauvaise avec lui quand il est dans cet état là, alcoolisé à n'en plus finir.

On m'avait conseillé de sortir, de ne pas lui prêter attention dans ces moments de crise, pas évident avec un enfant en plus, après le boulot tu as envie de te poser, or tout devient très vite compliqué avec un conjoint malade.

Le principal est de s'exprimer en attendant de trouver la meilleure solution ; dans la plupart des cas la solution serait de quitter la maison mais pas si évident que ça ...

Bon courage,

Répondre au fil Retour